Marché du travail

Les entreprises de la branche des services de l’automobile connaissaient depuis fin 2014 et jusqu’aux crises sanitaire et économique liées à l’épidémie de COVID-19, un regain économique de leur activité qui se traduisait par d’importants besoins en emploi, et par conséquence des tensions sur le marché du travail.

Cette dynamique risque de se confronter à une conjoncture économique dépréciée. Mais il est primordial de continuer à former les salariés de demain, notamment via l’alternance, afin d’éviter d’accroître les difficultés de recrutements en période de crise, mais aussi lors de la reprise économique future.

~ 54 500 recrutements par an
38 % de recrutements jugés difficiles (en 2019)

Résumé

Après une période de contraction des effectifs qui s’est observée jusqu’en 2014, l’emploi est reparti à la hausse et ne cesse, depuis, de progresser. Ainsi ce sont 27 850 emplois supplémentaires qui ont été créés dans la branche entre 2014 et 2019 (source : ACOSS). 

Indépendamment de la création nette d’emploi et quelle que soit la situation économique, les entreprises embauchent, le plus souvent, pour remplacer un salarié suite à une démission ou un départ à la retraite. Ainsi, en 2019, sur 54 500 recrutements réalisés sur l’ensemble des métiers de la branche, 62 % avaient pour motif un renouvellement de poste. 

Plus de la moitié des recrutements sont réalisés grâce au réseau de l’entreprise. La publication d’une offre d’emploi, qui concerne 47 % des recrutements, est efficace pour un quart des embauches.

Il s’agit d’emplois durables (plus de trois-quarts des embauches en CDI) et techniques (plus de la moitié des recrutements se font sur un métier de la maintenance ou de la carrosserie-peinture). D’ailleurs, si les métiers les plus techniques embauchent davantage parmi les travailleurs expérimentés dans le même secteur, on note toutefois que 13 % des recrues n’avaient jamais travaillé avant d’être recrutées, soit près de 6 900 jeunes entrants dans la branche en 2019.

 

En 2019, deux tiers des postes ont été pourvus en moins d’un mois. Cependant, la durée de recrutement peut être plus longue pour les métiers en tension tels que ceux de la maintenance auto et de la carrosserie. Ces derniers se caractérisent par une part de recrutement jugés difficiles et de recrutements non-aboutis plus élevée que la moyenne de l’ensemble des recrutements de la branche. 

Les établissements ont bien pris la mesure des tensions existantes sur ces métiers et agissent pour réduire les difficultés à venir. La formation et surtout l’alternance a fortement progressé ces dernières années garantissant un vivier futur de personnels qualifiés. Ainsi, près d’un tiers des établissements de la branche emploie au moins un alternant sur l’année scolaire 2019/2020, soit une augmentation de 2 points par rapport à 2017. Dans le secteur de la carrosserie, c’est même un établissement sur deux qui a recours à l’alternance et dans les secteurs vente et maintenance VI et VP, la pratique est également très répandue.